La production de crédit à la consommation repart à la hausse

Comme au cours du mois de juin 2015, la production de crédit à la consommation a augmenté au cours du mois de juillet. Une hausse inédite depuis 4 ans. Pourquoi le crédit à la consommation repart-il ?


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L'Association des Sociétés Financières et la Banque de France ont publié début septembre leur rapport mensuel de la production des crédits à la consommation. Verdict: la hausse du mois de juin a été confirmée au mois de juillet 2015 avec une hausse de 5,1% sur un an. Un signe concret du redémarrage de l'économie ?

Sur les trois derniers mois, la production de crédit à la consommation a augmenté de 7% en France. Une hausse inédite depuis plus de 4 ans (mars 2011) qui pourrait être le signe du redémarrage de l'économie même si le secteur reste très dégradé. En effet, à la fin du mois de juillet, la production cumulée des douze derniers mois se situait à 35,7 milliards d'euros, soit 9 milliards de moins (soit -20,7%) qu'au point le plus haut atteint en septembre 2008.

Pourquoi ce retour à la hausse du crédit à la consommation ?

Plusieurs raisons peuvent expliquer que la production du crédit à la consommation repart à la hausse ces derniers mois. Parmi celles-ci, on notera: 

  • Une faible inflation
  • Une baisse du prix du pétrole et des carburants
  • Le niveau des taux d'intérêt particulièrement bas

Ces trois éléments particuliers ont eu comme conséquence le dégagement d'un certain pouvoir d'achat pour les particuliers ainsi que le retour d'une certaine confiance.

Parmi les secteurs les plus touchés par cette hausse du crédit à la consommation, on trouve le milieu automobile (+24% de crédits auto en juillet sur un an), les biens d'équipement du foyer (+1,8% sur un an et +3,5% sur les trois derniers mois) et les prêts personnels (+1,5% en variation annuelle et +8,9% sur les trois derniers mois).

Quelles tendances pour l'avenir ?

L'embellie du crédit à la consommation se prolongera-t-elle dans les prochains mois ? C'est tout à fait possible si les consommateurs continuent de reprendre confiance et de retrouver des raisons d'espérer en l'avenir et si les banques jouent le jeu en accompagnant la relance tout en restant prudente.